Et si nous arrêtions vraiment ?
Du 12 au 17 octobre, mobilisons-nous pour défendre les solidarités !

Augmentations des besoins, baisses des financements, difficultés de recrutement, trésoreries sous tension : partout en France, les associations sont contraintes de faire toujours plus avec moins. De plus, elles sont régulièrement mises en cause quant à leur utilité, encore dernièrement par voie de presse. L’association Osiris soutient la mobilisation nationale « Et si nous arrêtions vraiment ? », lancée par l’Uniopss, qui aura lieu du 12 au 17 octobre 2026.
Le secteur non lucratif des solidarités et de la santé, qui représente, selon une récente étude Syndex, 2 points de la richesse produite en France et qui gère, notamment, 85% des structures accueillant des personnes handicapées, près de 80 % des établissements en protection de l’enfance, près d’un tiers des Ehpad et près des deux tiers des services de soins infirmiers à domicile, est clairement à bout de souffle. En 2025, une association employeuse sur deux a ainsi déclaré avoir perdu des financements ; en 2025 également, près d’un quart des établissements médico-sociaux ont moins de 45 jours de trésorerie et 10%, moins de 6 jours ; 60% des associations de solidarité constatent, par ailleurs, une hausse du turnover de leurs équipes. Derrière ces chiffres, issus de plusieurs études, c’est la continuité des accompagnements qui est en jeu.
Ne pas disparaître en silence
Depuis des années, les associations adaptent leurs organisations, puisent dans leurs réserves, réduisent certaines activités, recherchent de nouveaux financements et continuent malgré tout à répondre aux besoins de personnes en situation de vulnérabilité qui requièrent attention au quotidien. Cette résilience a créé un paradoxe : parce que les associations continuent à tenir, les conséquences du manque de moyens restent en partie invisibles.
« Nous n’avons jamais cessé d’agir parce que nous savons ce que signifie laisser une personne sans aide, un enfant sans accompagnement ou une famille sans solution. Mais les associations ne peuvent pas indéfiniment absorber l’augmentation des besoins et compenser seules des moyens devenus insuffisants. Avec cette mobilisation, nous voulons poser une question très simple aux pouvoirs publics et à toute la société : et si nous arrêtions vraiment, que deviendrait notre cohésion sociale ? qui ferait ce que nous faisons aujourd’hui ? », explique Daniel Goldberg, président de l’Uniopss, à l’origine de la mobilisation « Et si nous arrêtions vraiment ? ».
Une mobilisation au cœur des arbitrages budgétaires
Cette mobilisation intervient également alors que les politiques de solidarité et les associations qui les font vivre font l’objet d’attaques et d’instrumentalisation, alors que ces dernières abordent de nouvelles échéances budgétaires après plusieurs années de tensions. Le secteur fait face à une augmentation des besoins et des coûts tandis que les financements publics se contractent pour de nombreuses structures. Du 12 au 17 octobre, les organisations mobilisées demanderont notamment aux pouvoirs publics et aux candidats à l’élection présidentielle des engagements permettant de garantir la continuité et la qualité des missions d’intérêt général qu’elles assurent quotidiennement auprès des personnes les plus fragiles. Elles comptent ainsi réaffirmer la place des solidarités et de l’action associative dans notre modèle de société.
Vous pouvez lire le communiqué de l’Uniopss à cette adresse et découvrir le site dédié https://etsinousarretionsvraiment.fr/ pour plus d’informations.