Louis Aragon, Aurélien, 1996, p. 255-256.
« La guerre… - dit-elle. - Ça me fait trembler de penser que vous avez été là-dedans, un homme parmi les autres, avec les dangers, les saisons, la pluie… Vous me parlerez de votre guerre, n’est ce pas, sans quoi trop de vous me resterait inconnu…
- Je n’aime pas en parler… tout lui est bon pour revenir… Il ne faut pas lui donner l’occasion de me poursuivre, à cette vieille maîtresse. Elle me fait horreur… Moi-même, parfois… Quand je regarde mes mains et que je pense à ce qu’elles ont pu faire…ces mains-là… »