David O. Selznick, Cinéma - Mémos, 1993, p. 123-124.
« J’attache une grande importance à ce que nous supprimions dans sa totalité tout ce qui touche au Klan. Il serait difficile, sinon impossible, de faire comprendre au public la différence entre le Klan d’autrefois et celui d’aujourd’hui. […]. En outre il n’ y a rien dans l’histoire qui rende nécessaire la présence du Klan. La revanche contre la tentative d’attaque peut-être très facilement identique à ce qu’elle est sans que ses auteurs soient membres du Klan. Un groupe d’hommes peut aller rechercher les auteurs d’une tentative de viol sans porter de longs draps blancs et sans avoir besoin de faire partie d’une secte quelconque.
J’espère sincèrement que vous serez d’accord avec moi pour omettre ce qui pourrait apparaître comme une publicité involontaire pour ces sociétés intolérantes dans ces temps hantés par le fascisme… » (Extrait d’une lettre datée du 6 janvier 1937 du producteur d’Autant en emporte le vent, D. O. Selznick à Sydney Howard scénariste du film.)