Arlette Farge, Le goût de l’archive, 1993, p. 105.
Inutile de chercher à travers l’archive ce qui pourrait réconcilier les contraires, car l’événement historique tient aussi dans le jaillissement de singularités aussi contradictoires que subtiles et parfois intempestives. L’histoire n’est point le récit équilibré et la résultante de mouvements opposés, mais la prise en charge d’aspérités du réel repérées à travers des logiques dissemblables se heurtant les unes aux autres.