Damas, la bureaucratie de la mort.
Professeur de dessin dans une université syrienne Najah Albukai, 49 ans, n’était ni jihadiste ni membre de la rébellion. Dénoncé pour avoir participé à quelques manifestations, il a passé au total, entre 2012 et 2014 un an emprisonné à Damas au « centre 227 », géré par les services de renseignements militaires. Il a été frappé, torturé, humilié. Il a vu des codétenus agoniser pendant des jours à ses côtés. Il a transporté des corps amenés depuis d’autres prisons. Il n’a rien oublié et a tout dessiné.
(Article publié dans le quotidien Libération lundi 13 août 2018)